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REPORTAGE 23H60.TV sur l’exposition
Le Mali a été l’un des pays d’Afrique choisi par la France coloniale pour fournir en matière première la filière textile de la métropole. C’est en grande partie autour de cette culture d’exportation que s’est développé le pays. L’or blanc fait vivre aujourd’hui le tiers de la population malienne. Lorsque survient, au début des années 2000, la crise du coton - liée aux subventions américaines et européennes à leur propre production – des milliers de cotonculteurs maliens se retrouvent menacés. Dans le même temps, la disparition programmée de la CMDT, (Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles) – qui a joué un rôle considérable en matière d’éducation,de santé et d’aménagement du territoire – plonge les travailleurs du coton dans une profonde inquiétude.
En 2008, un accord signé entre l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) et la Région Bretagne réunit autour du coton biologique et équitable des industriels du Grand-Ouest français et des cotonculteurs d’Afrique de l’Ouest. Il prévoit de financer la conversion au coton biologique de milliers de paysans maliens et burkinabés, Il doit permettre en contrepartie d’approvisionner la filière textile du Grand-Ouest en matière première de qualité. C’est ce coton en particulier qui servira bientôt à confectionner les uniformes de la police française. Cette conversion semble ouvrir une voie parallèle à tous ces cotonculteurs qui subissent durement les effets de la crise du coton.
C’est ce projet que j’ai choisi de suivre du regard. Depuis 2008, j’ai entrepris un voyage le long de cette filière, du Mali à la Bretagne, à la rencontre de lieux et de travailleurs confrontés à un monde et une économie en mutation. Alors que je suivais déjà cet itinéraire, la crise financière mondiale a rattrapé peu à peu certains des acteurs de la filière.
Les Tissus d’Avesnières, imprimeurs et teinturiers d’étoffes installés à Laval, partenaires de l’exposition, ont imprimé les photographies sur du coton biologique du Mali.
Exposition
EXILS – Voyageurs sans bagage ni papiers
Exposition itinérante
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COEURS DE NATURE
A découvrir au jardin du Luxembourg,à Paris, de septembre 2011 à janvier 2012
ainsi que durant le Festival de Perpignan, Visa pour l’image, en aout 2011, à la Médiathèque de Perpignan, jusqu’au 17 septembre 2011.
VARIATION SUR FIL MAJEUR
La filière du coton biologique du Mali à la Bretagne
Du 7 septembre au 1er octobre 2010. hall sud – Hôtel Rennes MétropoleCATALOGUE DE L’EXPOSITION Télécharger le PDF
REPORTAGE 23H60.TV sur l’exposition
Le Mali a été l’un des pays d’Afrique choisi par la France coloniale pour fournir en matière première la filière textile de la métropole. C’est en grande partie autour de cette culture d’exportation que s’est développé le pays. L’or blanc fait vivre aujourd’hui le tiers de la population malienne. Lorsque survient, au début des années 2000, la crise du coton - liée aux subventions américaines et européennes à leur propre production – des milliers de cotonculteurs maliens se retrouvent menacés. Dans le même temps, la disparition programmée de la CMDT, (Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles) – qui a joué un rôle considérable en matière d’éducation,de santé et d’aménagement du territoire – plonge les travailleurs du coton dans une profonde inquiétude.
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En 2008, un accord signé entre l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) et la Région Bretagne réunit autour du coton biologique et équitable des industriels du Grand-Ouest français et des cotonculteurs d’Afrique de l’Ouest. Il prévoit de financer la conversion au coton biologique de milliers de paysans maliens et burkinabés, Il doit permettre en contrepartie d’approvisionner la filière textile du Grand-Ouest en matière première de qualité. C’est ce coton en particulier qui servira bientôt à confectionner les uniformes de la police française. Cette conversion semble ouvrir une voie parallèle à tous ces cotonculteurs qui subissent durement les effets de la crise du coton.
C’est ce projet que j’ai choisi de suivre du regard. Depuis 2008, j’ai entrepris un voyage le long de cette filière, du Mali à la Bretagne, à la rencontre de lieux et de travailleurs confrontés à un monde et une économie en mutation. Alors que je suivais déjà cet itinéraire, la crise financière mondiale a rattrapé peu à peu certains des acteurs de la filière.
Les Tissus d’Avesnières, imprimeurs et teinturiers d’étoffes installés à Laval, partenaires de l’exposition, ont imprimé les photographies sur du coton biologique du Mali.
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